À la nuit tombée, le lac du Parc Astérix devient le théâtre d’un spectacle inédit où la technologie s’efface au profit de l’émotion. Avec « Astérix et la Potion d’Étoiles », le parc signe une création ambitieuse qui mêle drones, fontaines, lasers, écrans d’eau, pyrotechnie et lumières pour rendre hommage aux plus grands moments de la célèbre bande dessinée. Zoom sur ce nouveau spectacle joué du 11 juillet au 30 août 2026.
Pendant plus de 10 minutes, le ciel se transforme en une immense case de BD animée. Les personnages prennent vie au-dessus des spectateurs tandis que les effets spéciaux se répondent au rythme d’un récit original porté par les voix de comédiens bien connus, parmi lesquels Jean-Claude Dondat (la voix française d’Astérix), Guillaume Briat (Obélix) ou encore Serge Papagalli (Abraracourcix). L’histoire puise son inspiration dans plusieurs albums emblématiques, notamment Astérix le Gaulois, Astérix Légionnaire et Astérix – Histoires de Pirates, afin de célébrer les scènes les plus marquantes de l’œuvre de René Goscinny et Albert Uderzo.

5 mois de préparation pour l’équipe avec Kévin Blandina et Florian Gady au commande
Derrière cette fresque nocturne se cachent 5 mois de préparation. Les premiers essais en vol ont été réalisés dès le début 2026 sur la Base aérienne 112 de Reims, où les équipes ont pu tester les différentes chorégraphies avant leur installation définitive au Parc Astérix.
Le partenaire chargé des drones est la société rémoise Magic Drone, spécialisée dans les spectacles aériens. Chaque représentation mobilise 370 drones, capables de voler entre 30 et 100 mètres d’altitude, sur une profondeur d’environ 40 mètres.
Avant chaque représentation, un protocole strict est respecté. Un drone est envoyé seul à 100 mètres d’altitude afin d’évaluer précisément les conditions de vent. Si celui-ci dépasse 36 km/h, les drones restent au sol et une version alternative du spectacle, reposant davantage sur la pyrotechnie, est présentée au public.
Guidés par GPS avec une précision de l’ordre du centimètre, les appareils disposent d’une autonomie d’environ 25 minutes et évoluent à une vitesse pouvant atteindre 30 km/h. Équipés de puissantes LED, ils dessinent les personnages et décors dans le ciel, tandis que 15 d’entre eux embarquent également des effets pyrotechniques. Durant le spectacle, les drones réapparaissent au minimum toutes les dix secondes, maintenant un rythme soutenu tout au long de la narration.
Une technologie omniprésente….mais invisible
L’ambition du Parc Astérix est pourtant claire : faire oublier la technologie. Ici, les drones ne constituent pas une démonstration technique mais deviennent des acteurs au service de l’histoire.
Cette volonté se retrouve dans l’ensemble des effets visuels. Les lumières des attractions voisines sont intégrées à la mise en scène et interagissent avec les drones, tandis que l’ensemble des dispositifs est synchronisé au dixième de seconde près.
Le spectacle réunit également 50 fontaines, des écrans d’eau, trois lasers et près de 2 000 projectiles pyrotechniques.

Une impressionnante machinerie aquatique
La partie aquatique est assurée par la société Crystal, qui a installé un dispositif particulièrement spectaculaire comprenant :
- 30 jets droits de 10 mètres ;
- 8 jets motorisés de 10 mètres ;
- 5 jets droits de 20 mètres ;
- 18 jets en arche de 10 mètres ;
- un écran d’eau de 24 mètres de large pour 10 mètres de haut ;
- près de 8 kilomètres de câbles nécessaires à l’alimentation et au pilotage de l’ensemble.
Les écrans d’eau servent notamment de support à des projections qui prolongent le récit entre deux séquences aériennes.

Des lasers conçus jusqu’en Australie
La partie laser constitue également l’une des signatures du spectacle. Imaginée par Tara Winona, elle repose sur 3 lasers dont la programmation a nécessité 6 personnes pendant 3 semaines à Sydney avant d’être intégrée au spectacle français.
Ces faisceaux viennent souligner certaines scènes emblématiques et dialoguent avec les drones comme avec les projections aquatiques.



Jusqu’à 7 500 spectateurs chaque soir
Installé autour du lac, l’espace de représentation peut accueillir entre 5 000 et 7 500 spectateurs. Pour piloter l’ensemble des effets, une régie technique provisoire a été installée près de l’attraction Goudurix.

Cette régie doit toutefois évoluer dans les prochaines années. Elle sera d’abord déplacée sur le toit du restaurant de la nouvelle zone grecque avant de rejoindre, à terme, un emplacement situé au-dessus de Londinium. Cette nouvelle implantation permettra d’augmenter considérablement les capacités du spectacle avec une flotte qui pourrait atteindre 800 drones.

Le spectacle n’a pas encore sa régie définitive, le décollage des drones est amené à changer de lieu dans les années à venir. En jaune se situe la régie en juin 2026, elle bougera dans un premier temps en zone verte lorsque l’extension de la zone grecque sera terminée puis dans une dernier temps elle atteindra la zone rouge sur le toit de la future zone Londinium.
Une création appelée à évoluer
Le Parc Astérix ne compte pas s’arrêter là. À l’occasion du Noël Gaulois, le spectacle sera adapté avec de nouvelles scènes et plusieurs éléments spécialement créés pour l’ambiance hivernale, tout en conservant son principe fondateur : raconter une véritable histoire.
Car plus qu’une succession d’effets spéculaires, « Astérix et la Potion d’Étoiles » se présente comme une bande dessinée vivante projetée dans le ciel. Une manière inédite de faire revivre les aventures du plus célèbre des Gaulois grâce à une technologie si discrète qu’elle finit presque par disparaître derrière la magie du récit.
Durant l’été gaulois ce moment fort viendra clôturer votre journée tous les jours à la nuit tombée, il faudra vous renseigner sur le parc afin de connaitre l’horaire de cette explosion de couleur.

