La Serre des Mondes au Futuroscope : Quand l’immersion végétale devient un nouveau langage narratif

Avec La Serre des Mondes, le Futuroscope continue d’explorer de nouvelles formes d’immersion et enrichit la diversité de ses expériences. Inaugurée le 7 février 2026, cette création marque une étape supplémentaire dans la stratégie du parc : proposer des parcours immersifs déambulatoires, où le visiteur devient acteur de l’expérience, à la croisée de la technologie, de la musique et du récit.

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Une ambition née du succès de l’Aquascope

La création de La Serre des Mondes prend racine dans une réussite récente du parc : l’Aquascope et la reconnaissance de son espace immersif, salué pour sa capacité à conjuguer art numérique et expérience sensorielle. Fort de ce succès, le Futuroscope a souhaité aller plus loin en développant un parcours fondé sur le storytelling, autour de thématiques inédites dans le parc : le végétal fantastique et les mondes vivants imaginaires.

Tout commence par la définition d’un imaginaire. Avant même la technologie, les équipes créatives posent les bases d’un univers narratif fort. Celui-ci s’articule autour de plantes entièrement fictives, aux formes, effets et couleurs totalement inconnues, défiant les repères habituels du monde végétal. Jeux de lumière, réactions organiques et ambiances sonores participent à créer une atmosphère immersive, à la fois poétique et déroutante.

Quatre environnements, quatre manières d’interagir

Pensée comme une progression narrative, La Serre des Mondes entraîne les visiteurs à travers quatre environnements complémentaires. Le parcours se déploie ensuite en quatre environnements distincts, chacun doté de codes d’interaction spécifiques : l’atelier, la serre, le sas et la salle du spécimen. Ces espaces structurent la déambulation et proposent des expériences sensorielles variées, tout en faisant progresser la narration. Le visiteur explore, manipule et déclenche des réactions, contribuant à l’équilibre fragile de cet écosystème imaginaire.

L’expérience débute dans l’atelier, où le professeur Isaac Verdelius introduit ses recherches et pose les bases de cet univers végétal inconnu, à la frontière entre science et imaginaire.

La déambulation se poursuit dans la serre, cœur vivant de l’attraction. La végétation fantastique s’anime au fil des interactions, déclenchant effets lumineux et sonores et invitant à une exploration libre et sensorielle.

Un passage par le sas marque ensuite une transition visuelle et émotionnelle. Jeux de lumière, ambiance musicale et changement de rythme préparent les visiteurs à la dernière séquence du parcours.

L’expérience s’achève autour du spécimen, figure centrale et symbolique, où l’énergie générée par les interactions converge. Ce final souligne la dimension collective de l’expérience.

Moment Factory, artisan d’un univers immersif sur mesure

Pour donner vie à cet univers, le Futuroscope s’est à nouveau appuyé sur le savoir-faire du studio canadien Moment Factory, référence internationale des expériences immersives avec lesquels ils ont déjà collaboré, notamment sur le projet de l’Aquascope. Le processus de création, étalé sur près d’un an, débute par une phase de concept art et de croquis, durant laquelle les artistes imaginent les décors et les interactions. Cette étape est suivie d’une phase de tests, avant le tournage avec le comédien incarnant le professeur Isaac Verdelius, figure centrale du récit. La dernière phase consiste en la création et l’installation physique des éléments scénographiques dans l’espace de l’attraction.

Musique, récit et interaction : une immersion globale

Au-delà de la prouesse technique, La Serre des Mondes illustre une ambition plus large : compléter la palette d’expériences du Futuroscope. Ici, l’immersion ne repose pas uniquement sur l’image, mais sur l’association étroite de la musique, du narratif et de l’interaction. Une approche qui renforce l’engagement émotionnel des visiteurs et renouvelle les codes traditionnels de l’attraction.

À l’approche de ses 40 ans, le Futuroscope confirme ainsi sa volonté d’innover autrement. Avec La Serre des Mondes, le parc ne se contente pas d’ajouter une nouvelle attraction : il propose une exploration sensible, où l’imaginaire devient un terrain d’expérimentation à part entière.

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